De quoi est morte Marilyn Monroe cette nuit de 1962 ?
L’essentielFaits vérifiés

Ce qu’il faut savoir sur la mort de Marilyn Monroe

  • L’actrice est retrouvée morte chez elle à Brentwood, quartier de Los Angeles, dans la nuit du 4 au 5 août 1962, à 36 ans.
  • L’autopsie pratiquée par le coroner adjoint Thomas Noguchi conclut à une intoxication aiguë aux barbituriques.
  • La toxicologie relève 4,5 mg% de pentobarbital et 8 mg% d’hydrate de chloral dans le sang, plus 13 mg% dans le foie.
  • Le coroner en chef Theodore Curphey rend son verdict le 17 août 1962 : suicide probable.
  • Le parquet du comté de Los Angeles réexamine le dossier en 1982 et écarte l’hypothèse d’un homicide.

5 faits vérifiés5 sourcesmis à jour le 5 septembre 2026

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Deux dépresseurs, pas un

Le pentobarbital et l’hydrate de chloral ralentissent tous les deux le système nerveux central. Leurs effets s’additionnent au lieu de se compenser.

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Un verdict, pas une preuve

La mention « suicide probable » désigne la conclusion la plus vraisemblable d’un coroner. Aucune procédure criminelle n’a jamais été ouverte.

Le corps de l’actrice est découvert dans sa chambre de Brentwood, à Los Angeles, au petit matin du 5 août 1962. Elle a 36 ans. Savoir de quoi est morte Marilyn Monroe tient pourtant en une ligne de rapport officiel, et je te propose de la lire avant les légendes qui l’ont recouverte.

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Ce que dit vraiment le rapport d’autopsie

Thomas Noguchi, coroner adjoint du comté, ouvre l’autopsie le dimanche 5 août. Les analyses toxicologiques donnent des valeurs nettes : 4,5 mg% de pentobarbital, la molécule du Nembutal, et 8 mg% d’hydrate de chloral dans le sang, plus 13 mg% dans le foie. La question de quoi est morte Marilyn Monroe trouve là sa réponse courte : une intoxication aiguë par accumulation de deux sédatifs.

Le coroner en chef Theodore Curphey publie ses conclusions le 17 août 1962 et qualifie la mort de suicide probable. Garde bien la nuance. Ce mot dit une vraisemblance, pas une certitude judiciaire.

Portrait féminin en noir et blanc

Que s’est-il passé dans la nuit du 4 au 5 août 1962 ?

La rigidité cadavérique relevée à la découverte situe le décès entre 20 h 30 et 22 h 30 le 4 août 1962. La soirée, elle, se raconte heure par heure.

  • Vers 16 h 30, le psychiatre Ralph Greenson arrive pour une séance.
  • Il repart vers 19 heures et demande à la gouvernante Eunice Murray de dormir sur place.
  • Vers 3 heures du matin, Murray s’inquiète de la lumière sous la porte.
  • Greenson brise une vitre, entre par la fenêtre et trouve l’actrice sans vie.
  • Le médecin traitant Hyman Engelberg constate le décès vers 3 h 50.

Cinq heures au moins séparent l’heure estimée du décès de ce constat. Tu tiens là le trou horaire qui nourrit la moitié des récits alternatifs. Greenson soignait une patiente insomniaque, épuisée par les tournages, avec un mal-être que rien ne montrait à l’écran.

Coiffeuse et miroir de loge vintage

Pourquoi la thèse du meurtre revient-elle toujours ?

Chercher de quoi est morte Marilyn Monroe finit toujours par croiser John F. Kennedy et une enquête bouclée en moins de deux semaines. En 1982, le bureau du procureur du comté rouvre le dossier et ne trouve aucun élément justifiant une procédure criminelle. Trois lectures circulent encore, et tu as le droit de les peser.

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Lecture Ce qui la soutient Ce qui la contredit
Suicide Doses très supérieures à un usage thérapeutique, dépression suivie Aucun mot laissé, aucun verre d’eau dans la chambre
Accident médicamenteux Deux prescripteurs distincts, associations mal coordonnées La quantité retrouvée dépasse de loin une erreur de dose
Homicide Délai de trois heures avant l’appel officiel, entourage politique Réexamen sans le moindre élément matériel

❌ L’autopsie ne décrit aucune injection. Noguchi a examiné le corps de près et n’a relevé aucune marque de piqûre récente.

Silhouette au style hollywoodien vintage

Je retiens surtout l’absence de preuve matérielle après vingt ans de rumeurs. Si ces derniers mois te parlent mieux en images qu’en dates, la série documentaire d’ARTE ci-dessous reprend le fil.

Ces molécules en France aujourd’hui

Le pentobarbital et l’hydrate de chloral ont quitté nos armoires à pharmacie comme somnifères courants. Les hypnotiques qui les ont remplacés obéissent à des durées serrées : l’ANSM borne un traitement hypnotique à 3 semaines au maximum, un anxiolytique à 12 semaines. Elle rappelle qu’on ne prescrit jamais ces produits seuls à une personne déprimée, faute de quoi le risque suicidaire grimpe. Aucun d’eux ne sort d’une pharmacie de garde sans ordonnance, et cette sévérité me paraît bienvenue. Si tu traverses une passe sombre, le 3114, ouvert depuis le 1er octobre 2021, répond gratuitement jour et nuit.

📏 De juin à décembre 2024, le 3114 a reçu 215 093 appels, un chiffre publié par Santé publique France.

FAQ sur la mort de Marilyn Monroe

De quel trouble souffrait-elle avant sa mort ?

Ses médecins la suivaient pour un état dépressif et une insomnie chronique. Le psychiatre Ralph Greenson la voyait presque quotidiennement durant l’été 1962, et son traitement comportait du Nembutal. L’Inserm classe la dépression parmi les troubles psychiques les plus fréquents en France.

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Laissait-elle des enfants derrière elle ?

Non, aucun. Marilyn Monroe s’est mariée trois fois, avec James Dougherty, Joe DiMaggio puis Arthur Miller, sans jamais mener une grossesse à terme.

Pourquoi ses grossesses n’ont-elles pas abouti ?

Les biographies documentent plusieurs fausses couches et une endométriose opérée à la fin des années 1950. Cette maladie gynécologique touche environ une femme sur dix en âge de procréer selon l’Inserm.

Lucie Fontaine
Article rédigé par
Lucie Fontaine

Moi, c'est Lucie. Journaliste parisienne depuis 8 ans, je couvre la culture, la mode et l'art de vivre dans cette ville qui ne dort jamais. Paris Gazette, c'est mon carnet de bord - les adresses que j'aime, les tendances qui m'inspirent, les histoires qui méritent d'être racontées. Pas de langue de bois, pas de contenu sponsorisé caché. Juste un regard honnête sur la vie parisienne, avec toute l'exigence que ça demande.